Préambule du CONSEIL MUNICIPAL DU 25 JUILLET 2008

Publié le par Huguette Bello

 

Exposé introductif de Huguette Bello.


"Mesdames, Messieurs, bonjour.

Parmi toutes les affaires à l’ordre du jour, il convient de souligner les points suivants :

 

Premier point : Les subventions aux associations


Comme nous l’avions exprimé lors du dernier Conseil municipal, certaines subventions aux associations étaient conditionnées à la transmission de pièces nécessaires afin que l’intervention de la commune se fasse dans les meilleures conditions.


Après l’instruction des services, nous serons amenés à délibérer aujourd’hui notamment sur l’attribution de la subvention de fonctionnement (de 350 000 €) en faveur de la Saint-Pauloise. Ce montant est considérable. Aucune autre association sportive de Saint-Paul ne bénéficie d’une telle somme. Cette subvention marque la volonté de la majorité de mettre les moyens pour que la Saint-Pauloise retrouve sa place dans l’élite du football local. Je tiens à saluer le travail effectué par les services, les élus en charge du sport ainsi que par le nouveau président de club. Ils ont permis d’assainir les comptes du club, de définir une nouvelle politique sportive, et de repartir sur des bases plus saines. Mais je tiens aussi à préciser que l’audit que nous avons mandaté déterminera les responsabilités de ceux qui ont laissé ce club à la dérive. Nous prendrons alors les décisions qui s’imposeront.

 

Par ailleurs, je tiens à confirmer que la commune contribuera bien au financement du « Festival du film de la Réunion » qui se déroulera sur son territoire. La subvention attribuée à l’association sera même plus importante que l’année dernière afin que les habitants des Hauts de la commune puissent également participer à cette manifestation grâce à des projections délocalisées.

 

 

Le deuxième point concerne encore le domaine culturel avec la dissolution de la SEM DINA MARGABIM 


La dissolution de cette SEM marque l’échec de l’ancienne majorité en matière de politique culturelle, en même temps qu’elle témoigne d’une gestion discutable des fonds publics. En effet, toutes les études qui ont été menées sur le devenir de cette SEM indiquent :


- que, dès la mise en place de la SEM, compte tenu de la capacité de la salle, il était vain d’espérer un quelconque équilibre de la structure de gestion.


- que le million d’euros injecté par la mairie en compte courant était voué à fondre comme neige au soleil dès lors que la délégation de service public tant promise n’était pas conclue. L’ancienne majorité n’a rien fait pour sauver la structure. Déverser les deniers publics n’a jamais suffi à créer une réalisation culturelle digne de ce nom.

 

Aujourd’hui, au regard des déficits importants et successifs, nous devons préserver les intérêts de la commune. C’est dans ce cadre que nous mettons en œuvre les conclusions de l’expertise mandatée par la mairie qui préconise une dissolution anticipée de la SEM DINA MARGABIM. Inutile de nous accuser de défaire ce qui a été fait quand on s’est montré si imprévoyant avec l’argent du contribuable, quand on a été si léger avec les exigences de la politique culturelle.

 

Comme nous l’avions indiqué lors du dernier Conseil municipal, la direction culturelle que nous mettons en place permettra de définir et d’impulser la culture pour tous sur notre territoire. C’est là un projet d’une grande gravité qui demande une réflexion solide et une large concertation. C’est le sens même de l’existence commune que porte un projet culturel : chacun de ceux qu’il concerne a le droit d’y apporter sa pierre.

 

 

La réhabilitation du site de la Poudrière à la Grande Fontaine est le troisième point sur lequel je souhaite attirer votre attention


Construit en 1724, ce bâtiment est le plus ancien de la Réunion. Compte tenu de son état d’abandon, il était urgent d’intervenir afin de protéger et de réhabiliter ce site chargé d’histoire. Cette opération se fait conformément à ce à quoi nous nous étions engagés auprès des Saint-Paulois, lors de la campagne électorale, dans le cadre de la sauvegarde du patrimoine historique de la commune.


Elle se fera par le biais d’un chantier école, en partenariat avec la DRAC et l’Education Nationale. La préservation et la valorisation des lieux de mémoire sont des actes essentiels pour que les générations présentes et futures se souviennent de notre histoire et se l’approprient. Il est regrettable que nos prédécesseurs n’aient pas toujours eu ce souci. Des lieux précieux ont disparu, notamment la maison de Leconte de Lisle.

 

 

Un autre sujet qui nous préoccupe tous : Les radiers submersibles 


Chacun a dans l’esprit les drames qui se répètent à Saint-Paul à chaque épisode pluvieux important. La situation géologique de notre commune et l’état du réseau routier font apparaître 51 radiers submersibles, dont 19 nécessitent un aménagement urgent au regard de leur enclavement, du trafic, ou bien du débit de la ravine franchie.

 

Au total, près de 11 millions d’€uros seront nécessaires. C’est pourquoi il vous sera demandé de solliciter du Préfet l’inscription de ces opérations au plan de gestion des risques d’inondation pour la période 2007-2013.

 

 

Le cinquième point est relatif à la rénovation et à la réhabilitation des salles polyvalentes


La commune possède une dizaine de salles polyvalentes réparties sur l’ensemble de son territoire. Aujourd’hui, l’usage de ces salles se heurte à deux difficultés. D’une part, leur vétusté entraîne des problèmes de sécurité. Nous allons donc mettre les moyens (près de 4 millions d’€ à terme) pour que les associations et les usagers puissent utiliser ces salles dans les meilleures conditions.

 

D’autre part, les nuisances sonores provoquées par un usage festif de ces salles entraînent des conflits de voisinage. Ces nuisances doivent être éliminées. J’ai demandé aux services de réfléchir à l’implantation sur le territoire de la commune, au cours de notre mandature, de deux, voire trois salles spécialement dédiées aux célébrations festives de nos concitoyens, sans nuisances sonores pour le voisinage.

 

 

Le dernier point porte sur un programme de Résorption de l’habitat insalubre (RHI) 


Les Saint-Paulois ne savent pas toujours que 70 familles vivent encore dans les quatre poches d’insalubrité du secteur de Ti l’armoire, Poule d’Eau, Viramoutou ou l’Ilot de l’Etang. La mise en place d’une opération de RHI multi sites permettra de réaliser un diagnostic territorial destiné à mettre en place les stratégies d’intervention pour la réhabilitation de ces quartiers.

Je vous remercie. "

 

 

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