Après une décision incompréhensible, nous voulons mener une campagne digne

 

  Incompréhensible !

 

 

Vous le savez, le Conseil d’État vient de prendre la décision d’annuler les élections municipales de Saint-Paul de mars 2008 que notre équipe avait remportées.

 

Disons-le tout net : cette décision du Conseil d’État, que nous ne commenterons pas, nous semble incompréhensible. Nous savons que ce sentiment est largement et de plus en plus partagé.

 

Notre majorité, il est vrai, était courte - 138 voix - mais elle existait bel et bien, et cela d’autant plus que nous étions dans la position du challenger.

 

En fait de majorité courte, nous constatons que le même Conseil d’État a validé récemment l’élection à la municipalité de Longjumeau (21 000 d’habitants) de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, qui l’avait emporté avec 39 voix d’écart. Son élection a donc été confirmée alors que son avance était près de quatre fois moins importante que la nôtre.

 

La décision nous concernant nous semble également incompréhensible au vu du moyen retenu par le Conseil d’État.

 

En effet, tous les griefs énoncés par nos adversaires ont été repoussés par le Conseil d’État, à la seule exception de l’argument qui fait état d’un certain nombre de signatures qui auraient été dissemblables d’un tour à l’autre. C’est ce seul point qui nous a valu l’annulation de l’élection. Sur les neuf griefs soulevés, le Conseil d’État n’a en effet retenu que celui-là. Or, ce grief - il faut insister là-dessus - fait allusion à des actes que nous nous n’avions pas commis, que ne pouvions pas commettre puisque, comme chacun le sait, la responsabilité des bureaux de vote incombait au maire sortant.

 

La jurisprudence du Conseil d’État consiste à écarter les votes résultant de signatures « significativement différentes » entre les deux tours de scrutin. À Saint-Paul, le Conseil d’État avait à se prononcer sur la validité des 155 votes que le Tribunal administratif avait annulés alors que notre écart de voix avec notre adversaire, au soir du 16 mars 2008, était de 138 voix. Dès lors, il nous suffisait de démontrer qu’au moins 17 voix (155 - 138 = 17) étaient valides, c'est-à-dire ne présentaient pas de « différences significatives ».

 

Pour établir ce point, nous avons sollicité Mme Françoise de RICCI D’ARNOUX, graphologue conseil, expert près la cour administrative d’appel de Paris, expert honoraire près la Cour d’appel de Paris et de la Cour de Cassation.

 

Résultat de cette expertise : 93 signatures considérées par les premiers juges comme présentant des « différences significatives » viennent en réalité, selon l’expert, de la même main.

 

Telle n’a pas été l’analyse des juges du Conseil d’État. Ils n’ont pas retenu l’expertise de Mme de Ricci et n’ont pas envisagé non plus la possibilité de recourir à une contre-expertise !

 

Ils ont préféré faire confiance à leurs propres yeux alors même que le nombre de signatures en cause n’a cessé de fluctuer en fonction des yeux qui les ont regardées. Aux yeux d’Alain Bénard et de ses colistiers, 350 émargements posent problème. Pour le Tribunal Administratif, seulement 155. Pour le rapporteur public du Conseil d’État, 143.

 

 

Par ailleurs et pour l’information soit la plus complète possible, nous nous devons d’indiquer que les signatures contestées l’ont été, pour l’essentiel, dans les quatre bureaux de vote suivants :

 

-                          Bureau 24, école Combavas à la Plaine

-                          Bureau 42, école Fleurimont 1

-                          Bureau 60, école Eucalyptus

-                          Bureau 63, école Ermitage les Hauts

 

Nous nous devons d'insister sur le fait que l’organisation des élections et notamment de ces quatre bureaux de vote, comme de tous ceux de la Commune, avait été assurée par l’ancienne équipe municipale. Notre liste ne disposait que d’un représentant dans chacun des bureaux face aux autres membres, bien plus nombreux et désignés par l’ancien maire, parmi lesquels, bien sûr, le Président.

 

Vous comprendrez que, dans ces conditions, la décision du Conseil d’État nous apparaisse pour le moins injuste. Elle vient priver les Saint-Paulois de leur victoire. De plus, elle a d’autres conséquences. Le traitement de certains dossiers importants sera retardé, et la Ville devra faire face à de lourdes dépenses pour organiser cette nouvelle consultation.

 


                                                      La campagne électorale doit être digne

 

De nouvelles élections seront donc bientôt organisées à Saint-Paul. Et qui dit élections dit campagne électorale. Deux ou trois remarques là-dessus.

 

Sans doute convaincus de la teneur de la décision du Conseil d’État, nos adversaires de droite ont commencé, depuis plusieurs semaines, à diffuser des tracts, à tenir des meetings, à ouvrir des blogs, à retrouver l’usage des portables et des SMS. S’ils utilisent ces moyens, c’est leur affaire et c’est leur droit.

 

Par contre, le contenu des propos qu’ils tiennent, c’est aussi notre affaire. Et là, hélas !, nous pouvons déjà le constater et le dénoncer, c’est le grand retour des poubelles anciennes, encore plus sales qu’avant. Désinformation, déformation des propos, mensonges éhontés, voilà les vertus démocratiques qui inspirent, par exemple, un récent tract que son auteur a même eu honte de signer. Il y avait la presse caniveau, il y a maintenant le tract caniveau. La devise de nos adversaires,  ce n’est pas le magnifique « Yes, we can » c’est plutôt « Yes, we can…iveau » !

 

Alain Bénard et ses amis sont déjà retombés dans leurs anciens travers à l’égard du personnel municipal : harcèlement via les SMS sur les portables, y compris professionnels, tentative d’instrumentalisation des agents. Pire encore : à l’annonce de l’annulation des élections, Alain Bénard, après avoir forcé les portes de la Mairie, s’est cru autorisé à appeler les employés communaux à la désobéissance… Apparemment, l’ancien maire de Saint-Paul n’a pas compris qu’à la Mairie de Saint-Paul, une page est définitivement tournée et que le personnel communal est fier d’être au service des administrés, de l’intérêt général, et non pas d’un clan.

 

N’en déplaise à ce clan, la dynamique du changement est enclenchée à Saint-Paul. Tout le monde le voit : les projets et les réalisations se succèdent dans notre commune. Des décisions importantes pour améliorer la vie de nos concitoyens et redonner à Saint-Paul la place qui lui revient sont prises. Nous aurons, bien sûr, l’occasion d’en reparler plus longuement. Mais, au nom même de cette dynamique du changement, il faut d’ores et déjà insister sur la nécessité de placer cette campagne qui s’ouvre sous le signe de la dignité. Nous ne voulons pas que l’image de Saint-Paul soit associée aux comportements désastreux dus à l’affolement et à la mauvaise foi d’un petit nombre. Ceux qui persisteront dans ces attitudes d’un autre âge ne montreront qu’une chose : qu’ils n’ont pas leur place à la tête d’une commune de plus de 100 000 habitants !

 

Pour notre part, nous abordons cette campagne comme nous l’avons toujours fait : avec énergie, avec détermination, avec courage, et disons-le cette fois, avec plus de confiance que jamais.

 

Oui, nous sommes confiants dans le verdict des urnes. Les Saint-Paulois sauront renouveler leur confiance et leur soutien à notre équipe. Nous sommes persuadés que c’est avec leur cœur et leur intelligence que les Saint-Paulois iront bientôt voter, iront bientôt renouveler, en l’amplifiant, leur vote de mars 2008.

 

Depuis dix-huit mois, nous travaillons de toutes nos forces. Les femmes et les hommes de Saint-Paul ne voudront pas replonger dans un passé dont ils ont déjà pris congé.